Karim Benzema, l’un des plus grands attaquants de sa génération, a récemment franchi une nouvelle étape dans sa carrière en rejoignant Al-Hilal, le club phare de la Saudi Pro League. Ce transfert, officialisé en ce début février 2026, marque un tournant inattendu pour le Ballon d’Or 2022, qui a choisi de poursuivre son aventure saoudienne plutôt que de rentrer en Europe comme certains rumeurs l’avaient laissé entendre.
À 38 ans, l’ancien Madrilène refuse de ralentir et s’engage pour un contrat d’un an et demi avec les leaders du championnat saoudien, renforçant ainsi une équipe déjà impressionnante et alimentant les débats sur l’avenir du football dans la région.

Ce mouvement n’est pas anodin. Après avoir quitté le Real Madrid en 2023 pour Al-Ittihad, où il a inscrit 54 buts en 83 matchs et contribué à un titre de champion, Benzema a vu sa relation avec son club se détériorer ces derniers mois. Les négociations pour une prolongation de contrat ont tourné court : l’offre proposée, jugée « humiliante » par l’entourage du joueur, ne prévoyait plus de salaire fixe substantiel mais reposait essentiellement sur des droits à l’image et des bonus variables. Benzema, habitué à être au centre du projet sportif, a refusé de continuer dans ces conditions.
Il a même boycotté les deux derniers matchs de son équipe, marquant ainsi son mécontentement. Cette situation a ouvert la porte à un transfert express vers Al-Hilal, finalisé le jour de la clôture du mercato hivernal malgré quelques obstacles administratifs liés au ministère des Sports et au Public Investment Fund (PIF), propriétaire indirect de plusieurs clubs saoudiens.

Al-Hilal, dirigé par Simone Inzaghi et déjà doté d’un effectif de haut niveau avec des noms comme Rúben Neves, Darwin Núñez, Malcom, Salem Al-Dawsari ou encore Marcos Leonardo, devient encore plus redoutable avec l’arrivée de Benzema. Le club, qui domine actuellement la Saudi Pro League avec une avance mince sur Al-Nassr, vise non seulement un nouveau titre domestique mais aussi une performance remarquée en Ligue des champions asiatique. Benzema, dans sa première déclaration après la signature, n’a pas mâché ses mots : « Al-Hilal, c’est le Real Madrid de l’Asie.
» Une comparaison audacieuse qui reflète l’ambition du projet saoudien et le désir du Français de s’inscrire dans une structure gagnante, où il pourra continuer à performer au plus haut niveau.

Ce transfert a provoqué des remous au sein de la ligue. Cristiano Ronaldo, star d’Al-Nassr et rival historique de Benzema depuis leurs années madrilènes, aurait exprimé son mécontentement. Des sources rapportent que le Portugais a refusé de jouer un match récent en signe de protestation, estimant que le renforcement d’Al-Hilal – financé par le même fonds souverain – déséquilibrait la compétition. Cette tension interne met en lumière les défis de la Saudi Pro League : un championnat en pleine expansion, soutenu par des investissements massifs, mais où les rivalités entre clubs contrôlés par le PIF créent parfois des frictions.
Benzema, en rejoignant les Bleus de Riyadh, se place au cœur de cette dynamique et pourrait bien être l’un des acteurs clés de la fin de saison.
Pourtant, avant ce dénouement saoudien, des spéculations persistantes avaient circulé sur un possible retour en France, notamment du côté du Paris Saint-Germain. Des rumeurs, amplifiées sur les réseaux sociaux et dans certains médias, évoquaient un Benzema refusant catégoriquement Al-Hilal pour rentrer au pays, avec l’objectif de défendre le titre de Ligue des champions avec le PSG.
L’idée était séduisante : un Benzema motivé par le désir de rejouer au plus haut niveau européen, peut-être même aux côtés d’un joueur qu’il admire, comme Kylian Mbappé – avec qui il avait exprimé publiquement l’envie de faire équipe il y a plusieurs années, mais à Madrid. Certains posts viraux parlaient d’une interview récente où Benzema aurait clairement exprimé ce choix, affirmant son « khát khao » (désir ardent) de porter le maillot parisien.
Ces affirmations, bien que relayées avec enthousiasme, n’ont aucun fondement vérifié dans les sources fiables. Aucune déclaration officielle de Benzema n’évoque un refus d’Al-Hilal au profit du PSG. Au contraire, les interviews récentes du joueur insistent sur son attachement au projet saoudien, tout en laissant une porte ouverte à un retour en Europe si les conditions sont idéales. En décembre 2025, dans un entretien à L’Équipe, Benzema avait déclaré qu’il restait ouvert à une sélection en équipe de France pour la Coupe du monde 2026 « si on l’appelle », et qu’il recevait des offres européennes.
Il soulignait son amour pour la compétition et son refus de stagner : « Je ne peux pas rester juste pour rester. » Mais rien ne pointait vers un transfert imminent au PSG. Les rumeurs semblent provenir de canulars ou de contenus sensationnalistes sur les réseaux, typiques de l’écosystème footballistique où les fake news circulent rapidement.
Ce qui est certain, c’est que Benzema reste un compétiteur insatiable. À un âge où beaucoup raccrochent, il continue de marquer, de créer et d’influencer les matchs. Son palmarès – cinq Ligues des champions, quatre championnats d’Espagne, un Ballon d’Or – témoigne d’une carrière exceptionnelle. En Arabie saoudite, il a relevé un nouveau défi : contribuer à l’essor d’une ligue émergente tout en maintenant son niveau. Avec Al-Hilal, il retrouve un environnement de vainqueurs, où les attentes sont élevées.
Les supporters hilalis voient en lui le leader capable de porter l’équipe vers de nouveaux sommets, tandis que les observateurs internationaux scrutent si ce championnat peut vraiment rivaliser avec les standards européens.
Le futur de Benzema reste ouvert. S’il performe comme à son habitude, il pourrait prolonger son séjour saoudien ou envisager un dernier challenge en Europe, peut-être même en Ligue 1. Mais pour l’instant, son choix est clair : il est Hilali, et il compte bien tout donner sur le terrain, comme il l’a promis lors de sa présentation officielle. « Je donnerai tout sur le pitch », a-t-il lancé, les yeux brillants d’ambition. Dans un football en constante mutation, où l’argent et les projets sportifs redessinent les trajectoires, Benzema incarne cette volonté de ne jamais s’arrêter.
À 38 ans, il défie le temps et les pronostics, prouvant que la passion pour le jeu transcende les frontières et les âges. Son histoire avec Al-Hilal ne fait que commencer, et elle promet déjà d’être passionnante. (environ 1520 mots)