Le coach de l’AS Monaco a publiquement refusé de disputer le barrage face au PSG, accusant simultanément le président Nasser Al-Khelaifi d’avoir utilisé argent et relations pour manipuler le tirage au sort, rendant cette confrontation « anormale ». Afin d’éviter que l’affaire ne dégénère en un scandale majeur, le président de l’UEFA a rapidement lancé une vérification complète de la procédure de tirage. Après un examen approfondi n’ayant révélé aucune irrégularité ni preuve de violation, l’UEFA a décidé d’infliger une sanction à l’AS Monaco pour ses déclarations publiques diffamatoires et son refus de jouer, dans le but de préserver l’intégrité et la crédibilité de la compétition.

Le coach de l’AS Monaco a publiquement refusé de disputer le barrage face au PSG, accusant simultanément le président Nasser Al-Khelaifi d’avoir utilisé argent et relations pour manipuler le tirage au sort, rendant cette confrontation « anormale ».

Afin d’éviter que l’affaire ne dégénère en un scandale majeur, le président de l’UEFA a rapidement lancé une vérification complète de la procédure de tirage. Après un examen approfondi n’ayant révélé aucune irrégularité ni preuve de violation, l’UEFA a décidé d’infliger une sanction à l’AS Monaco pour ses déclarations publiques diffamatoires et son refus de jouer, dans le but de préserver l’intégrité et la crédibilité de la compétition.

Cette affaire explosive survient dans un contexte déjà tendu pour la nouvelle formule de la Ligue des champions 2025-2026. Après une phase de poules marathon où trente-six équipes s’affrontent en un mini-championnat unique, seuls les huit premiers accèdent directement aux huitièmes de finale. Les clubs classés de la neuvième à la vingt-quatrième place doivent en passer par des barrages à élimination directe, aller-retour, pour décrocher les huit places restantes. Le PSG, champion en titre mais seulement classé dans le ventre mou du classement après une campagne inégale, s’est retrouvé contraint à ce parcours du combattant.

L’AS Monaco, de son côté, a arraché sa qualification in extremis grâce à une série de résultats encourageants en fin de phase, terminant juste dans la zone barragiste.

Le tirage au sort, effectué le 30 janvier 2026 à Nyon, a réservé une surprise de taille : Monaco contre PSG, un duel 100 % français dès les barrages. Match aller prévu le 17 ou 18 février au Stade Louis-II, retour une semaine plus tard au Parc des Princes. Sur le papier, une affiche alléchante pour les téléspectateurs, un choc entre deux cadors de Ligue 1 aux styles contrastés : le PSG dominateur et offensif sous Luis Enrique, Monaco plus pragmatique et vertical sous son entraîneur actuel.

Pourtant, ce qui aurait dû être célébré comme un événement majeur a rapidement viré au psychodrame.

Dès l’annonce officielle du tirage, les réactions ont fusé. Du côté parisien, on a minimisé : « C’est le football, on joue qui on tire », a sobrement commenté un porte-parole du club. Mais à Monaco, l’ambiance était bien différente. L’entraîneur, dans une conférence de presse improvisée le soir même, n’a pas mâché ses mots. « Ce tirage n’est pas normal.

Comment expliquer qu’après une phase de 36 équipes, on se retrouve face au club le plus puissant financièrement d’Europe, dirigé par un homme qui siège aux plus hautes instances ? On parle d’intégrité sportive ? » Il a ensuite franchi une ligne rouge en accusant explicitement Nasser Al-Khelaifi : « Tout le monde sait que l’argent et les réseaux peuvent influencer bien des choses à l’UEFA. Ce n’est pas la première fois qu’on voit des coïncidences troublantes autour du PSG. »

Ces déclarations ont provoqué un séisme médiatique. Les réseaux sociaux se sont enflammés, les supporters monégasques criant au complot, tandis que les fans parisiens répondaient par des moqueries sur la « jalousie » d’un club historiquement plus modeste. Des anciens joueurs, consultants et même certains dirigeants anonymes ont alimenté le débat. On a ressorti les vieux dossiers : les enquêtes passées sur le fair-play financier, les liens étroits entre Al-Khelaifi et l’instance dirigeante, son rôle au comité exécutif de l’UEFA. Bien que rien n’ait jamais été prouvé de manière définitive, le soupçon persiste dans certains milieux.

Face à la montée en pression, l’AS Monaco a franchi un pas supplémentaire inédit : le club a officiellement annoncé qu’il ne se présenterait pas sur la pelouse pour le match aller. Une décision rarissime dans l’histoire récente du football européen, qui évoque plus les boycotts politiques que les rivalités sportives. Le communiqué du club était lapidaire : « Dans l’intérêt du fair-play et pour dénoncer une procédure entachée de doutes légitimes, l’AS Monaco ne disputera pas ce barrage. Nous saisissons toutes les instances compétentes. »

L’UEFA, sous la présidence d’Aleksander Čeferin, n’a pas tardé à réagir. Moins de quarante-huit heures après l’annonce choc, une enquête interne a été ouverte. Des experts indépendants, assistés d’huissiers et d’analystes informatiques, ont passé au crible l’ensemble du processus de tirage : algorithme utilisé, témoins présents, enregistrements vidéo de la salle, logs des ordinateurs. Tout a été vérifié, y compris les éventuelles connexions externes ou les accès non autorisés. Le verdict est tombé rapidement : aucune anomalie détectée. Le tirage respectait scrupuleusement le règlement, avec des boules numérotées, un logiciel certifié et des observateurs de plusieurs fédérations.

Dès lors, l’instance n’avait d’autre choix que de sanctionner l’AS Monaco. La peine prononcée a été lourde : exclusion immédiate de la compétition européenne pour la saison en cours, amende de plusieurs millions d’euros, et suspension de deux ans pour le coach concerné en cas de récidive dans des déclarations similaires. L’UEFA a justifié la sévérité par la nécessité de « protéger l’intégrité du jeu et d’éviter que des accusations infondées ne sapent la confiance dans nos compétitions ».

Le club monégasque se retrouve donc privé de la suite de la Ligue des champions, et son élimination est entérinée sans jouer.

Cette sanction a suscité des réactions contrastées. Du côté du PSG, on respire : qualification automatique en huitièmes de finale sans disputer le barrage, un cadeau inattendu qui permet à Luis Enrique de préparer sereinement la suite, avec potentiellement un choc contre Chelsea ou le Barça. Nasser Al-Khelaifi, par la voix d’un porte-parole, s’est contenté d’un laconique « Le football parle sur le terrain, pas dans les conférences de presse ». À Monaco, en revanche, c’est la consternation. Les supporters dénoncent une « justice à deux vitesses », arguant que l’UEFA protège ses puissants.

Le président du club a promis de faire appel devant le TAS, estimant que la sanction est disproportionnée et que le refus était un acte de principe pour défendre la transparence.

Au-delà du cas particulier, cette affaire met en lumière les failles et les tensions du nouveau format de la Ligue des champions. La multiplication des duels entre clubs d’un même pays dès les barrages (comme PSG-Brest la saison précédente) irrite une partie du public et des observateurs. Elle pose aussi la question du rôle des dirigeants influents dans les instances : Al-Khelaifi, à la fois patron du PSG, membre du comité exécutif UEFA et figure centrale de beIN Sports, incarne pour beaucoup un conflit d’intérêts potentiel.

Même si les enquêtes successives l’ont toujours blanchi, le doute subsiste et alimente les théories du complot.

Pour l’UEFA, l’enjeu est clair : restaurer la crédibilité d’une compétition qui, avec son format élargi, génère des revenus records mais aussi des critiques sur son manque de suspense et son apparente faveur aux gros budgets. En sanctionnant fermement Monaco, l’instance envoie un message fort : les accusations graves doivent être étayées par des preuves, sous peine de conséquences sévères. Reste à savoir si cette fermeté suffira à éteindre la polémique ou si, au contraire, elle ne fera qu’alimenter le ressentiment d’une partie du football européen.

En attendant, le PSG avance vers les huitièmes, tandis que Monaco paie le prix d’une sortie de route spectaculaire. Le football, une fois de plus, a préféré trancher sur le prétexte judiciaire plutôt que sur la pelouse. Une issue amère pour les uns, providentielle pour les autres, mais qui laisse un goût d’inachevé dans une saison déjà riche en rebondissements. (environ 1520 mots)

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