C’est une séquence qui a immédiatement embrasé les réseaux sociaux et suscité une vague de réactions passionnées, oscillant entre satisfaction jubilatoire pour certains et consternation pour d’autres. Ritchy Thibault, figure controversée du militantisme d’extrême gauche et ancien assistant parlementaire de la députée La France Insoumise (LFI) Ersilia Soudais, a été interpellé par les forces de l’ordre dans des circonstances qui restent encore à éclaircir mais dont les images parlent d’elles-mêmes. Pour beaucoup d’observateurs, cette arrestation sonne comme l’épilogue logique, presque inévitable, d’une trajectoire marquée par la provocation permanente et un défi constant à l’autorité de l’État.

L’événement s’est produit hier, et la vidéo de l’interpellation a circulé à la vitesse de l’éclair sur les plateformes numériques, devenant virale en quelques heures seulement. On y voit celui qui se présentait volontiers comme un trublion politique, n’hésitant pas à invectiver policiers et magistrats sur la place publique numérique, se retrouver soudainement confronté à la réalité physique de la loi. L’image est forte, symbolique : Ritchy Thibault, souvent décrit comme arrogant et sûr de lui derrière son clavier ou lors de manifestations, apparaît ici encadré par deux fonctionnaires de police, le visage moins fier, l’attitude beaucoup plus, disons, mesurée.
Pour comprendre la portée de cette arrestation, il faut remonter le fil de l’histoire récente de ce jeune militant. Ritchy Thibault n’est pas un inconnu. Il s’est fait un nom en naviguant dans les eaux troubles de la radicalité politique, s’attachant les services et la protection, pendant un temps, de la députée Ersilia Soudais. Cette collaboration a longtemps fait grincer des dents, tant les prises de position de l’assistant semblaient parfois dépasser les bornes de la légalité républicaine ou, à tout le moins, de la décence politique. Il était devenu, pour une partie de l’opinion, le symbole d’une certaine impunité, celle d’une jeunesse militante qui pense pouvoir tout dire et tout faire au nom de ses convictions, quitte à piétiner les institutions.
Pourtant, même au sein de sa famille politique, le vent avait fini par tourner. Il y a quelques semaines, Ersilia Soudais a dû se résoudre à se séparer de son encombrant collaborateur. Le licenciement, bien que tardif aux yeux de ses détracteurs, marquait déjà une rupture. Selon les informations qui circulent, la situation était devenue intenable. “Ce n’était plus possible de le couvrir”, confie une source proche du dossier, soulignant que malgré les tentatives de la députée pour protéger son poulain, les excès de ce dernier avaient fini par avoir raison de sa patience. Il faut dire que le jeune homme ne se contentait pas de militer ; il “narguait les policiers”, multipliait les discours “très compliqués” et souvent hostiles à l’égard de la justice et des forces de l’ordre.
Cette séparation professionnelle n’a cependant pas calmé les ardeurs de Ritchy Thibault, bien au contraire. Libéré de ses obligations contractuelles à l’Assemblée nationale, il a continué son activisme débridé sur les réseaux sociaux, se posant en victime du système tout en continuant à le provoquer. C’est dans ce contexte que l’arrestation d’hier prend tout son sens. Elle apparaît comme la réponse concrète de l’institution policière à des mois, voire des années, de tensions accumulées. Pour ceux qui suivent ce feuilleton politique depuis le début, voir Ritchy Thibault menotté ou du moins fermement maintenu par des agents a un goût de “retour de bâton”.

La vidéo de l’interpellation est, à cet égard, une “petite pépite”, une “perle” pour reprendre les termes employés par de nombreux internautes. Elle offre un contraste saisissant entre l’image virtuelle du militant et sa réalité physique. Sur Internet, Ritchy Thibault est un “cador”, un “king”, un homme qui semble ne rien craindre et qui distribue les anathèmes avec une assurance déconcertante. Mais face à deux policiers en uniforme, la rhétorique s’effondre. Le “gentil toutou n’aboie plus”, comme le note cruellement mais justement un commentateur. Il se fait “tout sage”, docile, presque méconnaissable. C’est la fin du spectacle virtuel et le début de la procédure réelle.
Cette arrestation soulève également des questions sur la responsabilité politique de ceux qui l’ont soutenu. Ersilia Soudais, et par extension une partie de La France Insoumise, se retrouve une nouvelle fois au centre des critiques. On leur reproche d’avoir nourri ce genre de profil, d’avoir cautionné, par leur silence ou leur soutien actif, une haine de la police et des institutions qui finit inévitablement par se traduire dans la rue. “Tout ce qui n’aime pas la police, tout ce qui n’aime pas la justice, tout ce qui n’aime pas la France, on aime bien malheureusement”, déplore un observateur, pointant du doigt une dérive idéologique qui conduit à des situations comme celle-ci.
Il est intéressant de noter la réaction du public face à ces images. Loin de susciter une indignation massive pour “répression policière”, la vidéo semble au contraire provoquer un sentiment de soulagement, voire de plaisir, chez une grande partie des spectateurs. “C’est un moment de pur bonheur, je ne sais pas pour vous mais moi j’en raffole”, peut-on entendre. Ce sentiment traduit une lassitude profonde face aux provocations incessantes et un désir de retour à l’ordre et au respect de l’autorité. Voir celui qui se croyait au-dessus des lois être traité comme n’importe quel justiciable a quelque chose de rassurant pour le citoyen lambda.
L’arrestation de Ritchy Thibault n’est donc pas un fait divers anodin. Elle est le symptôme d’une époque où la confrontation entre une certaine frange militante et l’État de droit devient de plus en plus frontale. Elle marque aussi les limites de la stratégie de la tension permanente. On ne peut pas indéfiniment jouer avec le feu sans finir par se brûler. Ritchy Thibault l’a appris à ses dépens hier. Reste à savoir quelles seront les suites judiciaires de cette affaire. Mais une chose est sûre : l’image de l’ancien assistant parlementaire, tête basse entre deux policiers, restera comme le symbole de la chute d’une arrogance qui se croyait intouchable. La République, parfois lente à réagir, finit toujours par rappeler qu’elle a des règles, et qu’elles s’appliquent à tous, même aux “kings” des réseaux sociaux.