Un enregistrement audio de 27 secondes, provenant de l’incendie dévastateur qui s’est déclaré dans un bar suisse lors des célébrations du Nouvel An, offre un aperçu poignant des derniers instants de deux sœurs adolescentes piégées par les flammes, alors que l’épaisse fumée et la chaleur croissante rendaient toute fuite impossible.

Selon les enquêteurs, l’enregistrement a été capturé sur un téléphone portable quelques instants après le début de l’incendie, lorsque le club Le Constellation à Crans-Montana, dans le canton du Valais, a été soudainement englouti par les flammes.
L’enregistrement audio est saturé de violentes toux, de respirations laborieuses et terrifiées, et du crépitement incessant du feu qui dévore tout autour, une bande-son qui souligne le chaos et l’horreur ressentis dans le sous-sol du bar.

Pendant la majeure partie des 27 secondes, on peut entendre les deux sœurs pleurer et appeler à l’aide, leurs voix s’affaiblissant à mesure que leur état s’aggrave rapidement.
La fumée irrespirable, la chaleur suffocante et la propagation fulgurante des flammes ont transformé un lieu de fête en un piège mortel en quelques instants seulement.
Dans la dernière seconde de l’enregistrement, la sœur aînée parvient, avec un effort extrême, à prononcer seulement trois mots faibles mais distincts avant que l’audio ne s’interrompe brusquement.
Par respect pour la famille endeuillée, les autorités n’ont pas révélé publiquement le contenu exact de ces mots, mais les ont décrits comme un appel désespéré qui a profondément affecté toutes les personnes impliquées dans l’enquête.

Les secours sont arrivés sur les lieux quelques minutes plus tard, mais lorsque les pompiers ont pu accéder aux locaux, l’incendie avait déjà ravagé une grande partie du mobilier et des installations.
Les deux sœurs ont été retrouvées mortes à l’intérieur du bar, n’ayant pas pu atteindre la sortie à temps.
Leur jeune âge, comme celui de nombreuses autres victimes – dont la moitié étaient mineures – rend la tragédie encore plus insupportable.
La police cantonale a confirmé que l’enregistrement audio est considéré comme une preuve cruciale dans l’enquête en cours. Il aide les enquêteurs à reconstituer la chronologie exacte de l’incendie, les déplacements des victimes dans les locaux et les facteurs qui ont contribué à la propagation rapide du sinistre.
Les experts soulignent combien ce bref extrait sonore illustre la rapidité avec laquelle une situation peut devenir mortelle : seules quelques secondes s’écoulent entre la première flamme qui vacille au plafond et le moment où l’air devient irrespirable.
L’identité des deux sœurs n’a pas été divulguée afin de préserver l’intimité de la famille, plongée dans un deuil inimaginable. La communauté locale de Crans-Montana, station de ski renommée et prisée des touristes et des jeunes de toute l’Europe, est sous le choc.
Des centaines de personnes se sont rassemblées devant les décombres noircis du bar Le Constellation : fleurs, bougies allumées, notes manuscrites et peluches ont été déposées en hommage silencieux aux victimes.
De nombreux habitants ont qualifié l’enregistrement d’« insoutenable » et ont lancé un appel poignant pour que personne ne le partage sur les réseaux sociaux ou d’autres plateformes, par respect pour les personnes qui ont perdu la vie et les familles endeuillées.
L’incendie s’est déclaré vers 1h30 du matin dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, au cours d’une soirée du Nouvel An particulièrement fréquentée.
Les premières reconstitutions indiquent que les flammes sont parties de bougies scintillantes – connues sous le nom de « fontaines » ou « fontaines » – placées sur des bouteilles de champagne et placées trop près du plafond recouvert de panneaux insonorisants hautement inflammables.
En quelques instants, un phénomène appelé embrasement généralisé éclair s’est produit : des gaz chauds s’accumulant sous le plafond ont provoqué une explosion fulgurante qui a embrasé toute la pièce.
Le sous-sol, où se trouvaient la piste de danse et l’endroit le plus fréquenté par les adolescents, se transforma en une chambre à gaz mortelle.
Les issues de secours étaient limitées : un escalier étroit et une porte trop courte provoquaient des embouteillages et la panique, empêchant beaucoup de s’échapper à temps.
L’enquête criminelle, immédiatement ouverte par les autorités suisses, porte sur d’éventuelles accusations d’homicide involontaire, de coups et blessures par négligence et d’incendie criminel.
Les gérants de l’établissement, un couple français, sont au cœur de l’enquête, qui soulève des questions quant au respect des normes de sécurité, aux inspections régulières et aux pratiques de gestion du bar.
Les vidéos promotionnelles et les témoignages des années précédentes montrent que l’utilisation de la pyrotechnie était courante, malgré les risques évidents.
La Suisse a décrété une journée de deuil national en mémoire des victimes, pour la plupart des jeunes âgés de 14 à 20 ans, originaires de divers pays européens.
Des funérailles empreintes d’émotion ont eu lieu en Italie, en France et en Suisse, rassemblant des milliers de personnes venues rendre un dernier hommage à ces enfants dont la vie s’ouvrait à eux.
Parents, frères et sœurs, amis et camarades de classe ont partagé des souvenirs de sourires, de rêves et de projets à jamais brisés.
Cet enregistrement audio de 27 secondes, dont les trois derniers mots sont prononcés dans un désespoir absolu, demeure un rappel tragique du coût humain d’une catastrophe évitable.
N’oubliez pas combien la frontière entre la joie et la tragédie est fragile, et avec quelle rapidité un incendie peut anéantir l’avenir de ceux qui commencent à peine à le vivre.
Alors que l’enquête se poursuit pour déterminer les responsables et empêcher que de tels événements ne se reproduisent, la communauté internationale continue de pleurer la perte de deux sœurs et de toutes les autres jeunes vies fauchées lors de cette nuit du Nouvel An qui aurait dû être une fête, mais qui est devenue un souvenir de douleur éternel.