🚹 « DĂ©shabillez-vous, ce n’est qu’un examen » – ce qu’ils faisaient aux prisonniĂšres Ă©tait pire que…

Je m’appelle Zinaïde Boissau. Aujourd’hui, dehors, nous sommes en 2012, et mon Paris natal est baigné de lumière. La ville bruisse, rit et se prépare pour les fêtes. Des jeunes gens marchent sous les platanes, ignorant que la terre sous leurs pieds fut jadis imprégnée de sang et de désespoir silencieux.

J’ai 88 ans. Je sens mes forces m’abandonner. Ma respiration devient lourde, comme celle d’une vieille horloge qui s’apprête à s’arrêter. Pendant 70 ans, j’ai enfoui cette histoire au plus profond de moi. Mes enfants et petits-enfants savaient que j’avais été prisonnier, que j’avais connu la guerre, mais je ne leur ai jamais tout dit.

Je craignais que ces mots ne ternissent leur existence paisible, que l’ombre de ce passé ne plane sur leur avenir. Aujourd’hui, à l’aube de l’éternité, je comprends que je ne peux rien y changer. Si je me tais, alors ces jeunes filles, abandonnées dans ces pièces froides et carrelées, disparaîtront à jamais.

J’allume ce vieux magnétophone à cassettes pour que vous puissiez entendre ma voix résonner encore. Ce n’est pas qu’une simple histoire ; c’est une confession. Je ferme souvent les yeux et je me revois à 18 ans, en 1942. J’étais différente. J’avais de longues tresses, des mains qui sentaient les fleurs sauvages et le lait chaud.

Nous vivions dans un petit village près de Paris. Puis je suis partie pour la capitale, rêvant de devenir institutrice. Je voulais lire de la poésie aux enfants, leur apprendre la bienveillance. Ma jeunesse était pleine d’espoir malgré une enfance difficile. Je me souviens de la famine de 1933, quand nous mangions de l’herbe et des galettes de mauvaises herbes.

Pourtant, même alors, une force indomptable sommeillait en nous. À 18 ans, je pensais que le pire était derrière nous. Lorsque la guerre éclata en 1941, le ciel de Paris s’obscurcit sous le grondement des avions. Je me souviens des sifflements stridents qui me transperçaient les oreilles, de l’odeur de brûlé qui resta imprégnée dans mes cheveux pendant des années.

L’occupation fut soudaine. Comme un brouillard givrant, la ville devint étrangère. Partout, des uniformes gris, des chiens qui aboyaient, des ordres écrits dans une langue inconnue. Nous tentions de survivre, cachant de la nourriture, aidant les nôtres du mieux que nous pouvions. Je travaillais dans une petite pharmacie, glissant discrètement des pansements et des médicaments à ceux qui partaient se réfugier dans les bois.

Mon monde s’est effondré un beau jour de septembre. La faute à la trahison. Je ne saurai jamais qui m’a dénoncé, mais je me souviens du visage de ce gendarme collaborateur, notre voisin, qui détournait le regard tandis qu’on m’arrachait à ma maison. Un officier allemand me dévisageait comme on examine un pur-sang au marché.

Elle griffonna quelque chose dans son carnet et hocha la tête. Avec une douzaine d’autres filles du secteur, nous fûmes emmenées à la gare. Nous pensions être envoyées travailler en Allemagne, dans les champs ou les usines. Nous pleurâmes en disant adieu à ces murs familiers. Mais au fond de nous, l’espoir demeurait qu’à force de travail, nous pourrions un jour rentrer chez nous.

Si j’avais su ce qui nous attendait, je me serais jeté sous les roues de ce train. Le wagon était bondé, quarante personnes entassées dans un espace suffocant et fétide. Nous avons voyagé pendant plusieurs jours, perdant toute notion du temps. Il y avait très peu d’eau. Nos lèvres étaient gercées au point de saigner.

Une seule question nous obsédait : où nous emmenaient-ils ? Finalement, le train s’arrêta. Ce n’était ni une ferme, ni une usine. On nous fit descendre sur un quai désert, entouré de barbelés. La forêt nous entourait, et au-dessus des arbres se dressait un bâtiment en béton gris, trop propre. Trop silencieux. C’était une unité médicale spéciale, dissimulée aux regards.

On ne nous a pas emmenés dans les baraquements des autres prisonniers. Nous, les jeunes, les robustes, les yeux encore clairs, avons été séparés. Un frisson m’a parcouru l’échine à la vue des hommes en blouse blanche près des SS. Leur regard était froid et vide, comme celui des soldats. À l’intérieur, une violente odeur de chlore, d’éther et d’une substance indéfinissable m’a pris à la gorge.

L’odeur de chair brûlée et une peur ancestrale. Tout était d’une blancheur aveuglante. Les carreaux brillaient d’une telle intensité que cela me faisait mal aux yeux. On nous a alignés dans un long couloir. Le silence était si lourd que je sentais le cœur de mon amie Claire battre à mes côtés. Tremblantes, nous nous sommes blotties l’une contre l’autre, cherchant un peu de chaleur dans cet enfer stérile.

La lourde porte au bout du couloir s’ouvrit. Un homme apparut : grand, droit, impeccablement vêtu d’une blouse blanche par-dessus son uniforme. C’était le docteur Richter. Il ne cria pas, il ne bouscula pas. Il parcourut lentement la file, examinant chaque visage, soulevant parfois un menton du bout des doigts glacés.

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